La prison : les murs épais de l'aliénation.
La pression sélective et sociale ou développementale basée sur la culture de la réussite et la reconnaissance de la seule « utilité » ne peut que mener en définitive à la dépression – c'est-à-dire à l’exigence d’autodestruction conséquente et relative à la traduction de la signification de la défection du sujet qui implique son rejet – à l’effondrement des individus n’étant pas ou ne parvenant plus à surmonter les difficultés afin de correspondre encore et toujours au modèle de développement consciemment et inconsciemment exigé par les entités composant la société.
Tout cela alors que parvenir à surmonter les difficultés revient en définitive à recevoir l’autorisation toute relative, il s’agit plus sérieusement d’une tolérance d’activités temporaire et sous conditions, qui vient elle-même sanctionner la reconnaissance d’utilité alors que tout acteur du vivant – qu’il soit validé, sélectionné ou rejeté – n’a d’utilité qu’en vertu du principe qu’il ignore ou qu’il parvienne à feindre d’ignorer à quel point l’entreprise du vivant est enfermée dans la sphère du « grand inutile » où règnent en seuls maitres vanité, absurdité et vacuité.
On peut regretter que la base du modèle de développement des sociétés, qu’elles soient humaines ou non, soit à ce point conforme à celui plus englobant du vivant, état possible et consécutif à celui du vide abusivement associé au concept du néant alors qu’il n’est lui-même et probablement qu’un état transitoire et possible ou latent de l’existant. Un modèle consistant à générer la multitude et la variété en amont, à proposer aveuglément la diversité puis à sélectionner ensuite, à trier en fonction des aptitudes, soit à rejeter en aval les individus inadaptés qui contribueront bien malgré eux – nul ne trouve en effet dans sa consommation un motif de satisfaction ou la démonstration d’une récompense, un signe de reconnaissance envoyé par la société à l’endroit des perdants, détruits, annihilés, victimisés et lynchés – à garantir la survie du principe à l’échelle de sa généralité. Ce qui revient à punir, à sanctionner ce qui est pourtant conditionné pour tenter d’atteindre, ce qui échoue dans le dévouement à cette activité consistant à tout faire pour surmonter les difficultés afin de survivre et parvenir à se développer.
En même temps, comment pourrait-il en être autrement ? Le fait est que les stratégies qui fonctionnent sont en dépit de tout jugement moral reconduites et adoptées. Qui pourrait être blâmé pour sa responsabilité dans l’obligation consistant à tenter de trouver des solutions pour tenter de survivre et parvenir à se développer ?
Mais rien ne dit que nous soyons définitivement condamnés à subir ce modèle de développement intrinsèquement engrammé. Aujourd’hui les entités conséquentes à l’application majoritairement autonome de ce dernier sont dotées de la conscience réflexive et ce discernement nouvellement admis, cette lucidité terrifiante et maladive nous permet de poser des jugements moraux, des jugements objectifs et sensés. Nous jugeons notre développement archaïque et abominable.
Très bien! Nous avons jugés…mais nous continuons plus ou moins directement à l’entretenir, nous l’accompagnons malgré la douleur de l’indignation qu’il encourage, malgré l’horreur que ne manque jamais de susciter le regard honnêtement porté sur la sévérité des frictions inhérentes à son conditionnement abominablement survolté.
Nous avons assurément le pouvoir de juger, mais avons-nous celui qui consisterait à refuser le passage à l’acte, sommes nous pourvus du complément du discernement, avons-nous le pouvoir fondamental de nous transformer ?
Qui sait ? Peut-être existe-t-il des alternatives ? Notre indignation n’est pas productive, le discernement nous fait côtoyer l’abîme et seul un jeu nuisible, plus forcé qu’habile, nous maintient en vie. Mais à quel prix ?
Pourquoi glorifier le discernement, la lucidité transparente, la raison si toute la misère de la condition peut sans l’ombre d’un doute leurs être imputée ?
Ainsi, un milliard de fois j’ai regretté notre état larvaire. Puisqu’il faut danser, du moins que nous puissions danser sans la punition du constat lucide de l’amer. Un constat cumulé à l’impuissance de s’y soustraire. O l’errance. Prisonnier ! Et encore condamné à nourrir ce qui va la conforter.
Effroyable, non ?
Assurément, s’il existe une solution pour que la raison, la pire pathologie de la maladie émergente et non désirée qu’est la vie puisse être à l’origine de sa guérison, il faut en faire la démonstration, puis encore en faire l’expérience en souhaitant que la punition ne fût qu’un état transitoire et subsidiaire à l’abandon.
Pas seulement l’écho transparent d’une histoire apaisante et salvatrice dont le refrain frénétiquement entonné parvint à préserver un certain nombre de sujets endoctrinés de la folie conséquente à l’accablement du désespoir relatif à la connaissance de l’impuissance, la privation d’intervention – ah ! L’inhabileté fatale, vieille humiliation, à feindre d’oublier que nos mains sont la boue dans laquelle baigne l’ampleur dégradée de nos errances – l’effroyable absence du pouvoir de rompre enfin et pour toujours les chaines éprouvées de la terreur et de faire tomber les murs épais de l’aliénation.
La dispense ou les ruines de la sentence
Sur la nuit décimée tend à se dessiner l’éclosion du terme ombrageux des étoiles défaillantes et précieuses…ah, le ballet tragique et sa musique enfouie sous le flanc déchiré des ébats torturés ou l’avènement majeur, cet instant figé d’où sortie l’agonie et son règne exulté. La vie, cette idée saugrenue qui affecte l’office au point de l’engloutir au creux des orifices où doit se déployer l’acharnement poreux des résistances. Vanité ! Fragilité structurellement oppressée, étranglée par les contours tortueux de l’insignifiance, puis l’absence…enroulée dans le constat cinglant de l’absurdité dont les assauts sont à ce point terrifiants et répétés qu’ils forcent l’adoption de l'ironie, de la folie et du cynisme pour se soustraire aux tourments et tenter d’en contourner la sévérité.
Là, jonchée sur le caprice ou s’évertue à briller la menace de l’aliénation, l’errance…cachée sous le rempart salutaire de l’insolence. O le spectacle affligeant…de loin et toujours précédé par son vacarme aussi nécessaire que virulent.
C’est lui, le conditionnement fidèlement survolté, l’enthousiasme cruel et carnassier finalement rattrapé par la douleur accrue que promet la blessure creusée et invariablement fendue par la désillusion ou comment la fatalité déceptive vient immanquablement sanctionner l’attraction pour la satisfaction du désir que la recherche effrénée du plaisir a effroyablement entretenu. Le voilà désormais, cloué au pied des précipices ou sombrent les épaves, les étraves…tordues, pliées sous la torture des affections fermes et féroces ; tombent ; capitulent ; et s’offrent au naufrage, c’est la trêve…l’insouciance et l’abstraction se déploient avant que l'anxiété, l'angoisse, l'inquiétude et l’effroi ne sortent du décor afin d’en torturer l’éclat. L’éclosion du terme ombrageux, la connaissance de l’effondrement confrontée à l’impossibilité d’en prévoir l’avènement précis, la tonalité. Ah ! L’évidence d’être soi et d’exister, la peur de la douleur ou l’aversion naturellement entendue pour la souffrance qui trahit un modèle de développement aberrant, méprisant, infantile et légiféré au détriment d'une relation de confiance ou organisée de façon respectueuse et consensuellement avisée, l’obsession des déchéances et des échéances. C’est l’offense ! O le leitmotiv engrammé qui force et permet la marche accablante où la servilité maladive, le chant des obéissances…et la croyance ; là, axiomatiquement convaincante et motivée par le devoir que parvient à dissimuler la volonté subtilement suggérée qui glisse et répand sur les ruines de la sentence le liquide avisé de la responsabilité qui couve à son tour les élans confus mais supposément désirés et conséquents à l’éloge du « participer » où sont enfermées les étoiles défaites et précieuses…complaisantes, révoltées et résignées.
Assurément, je m’est dispensé.
Les clameurs de la récession
Ma cervelle est trouée, je ne contiens plus rien, c’est fini tout s’effondre, tout s’enfuit et tout s’éteint… Ici, les circonvolutions cérébrales et détestables sont largement répandues, le fond ténébreux ne cache même plus son ambition consistant à prendre possession de la surface.
Là ! Sans préliminaire et sans bavardage, élargie déjà, l’étendue possessive et non démonstrative de la fabuleuse conquête fait honneur à la vertu vantée du résultat par l’action.
Animé par la puissance ingérable et dévastatrice d’un leitmotiv enfoui, profondément engrammé, postérieurement justifié par le sujet subtilement contraint à l’accompagner, le réquisitoire fantastique à l’initiative ambitieuse, à la tenue impeccable écrase et bouscule tragiquement ce qui lui offre un soupçon de résistance…c’est l’en marche, l’impérialisme aussi forcé qu’il est armé du jugement de l’inquiétant recouvre de son manteau moralement intact, blanc, le cauchemar tapissé à l’éclat flamboyant des murs accroupis et des chairs éparpillées.
Ingérence !
Votre passion sera consommée, elle ouvrira les cœurs et sur le palier de cet écueil épatant seront abominablement élevées et fièrement exhibées les carcasses disgracieusement ravagées des putains anciennement en noce avec la fugacité frivole de l’honneur et l’horreur adoptée de la lâcheté.
Les poupées portées par la tentation de l’héroïsme et celle de la fierté qui franchiront le dernier degré gradué sur l’échelle de l’insolence verront l’imprudence de leur impudence sanctionnée de façon proportionnelle à leur fascinante adoration pour l’abrutissement et la déraison.
Les tremblements des candidats favorables à l’expérience éprouvée de la douleur et des tourments seront saignants, la sévérité des cris désespérés et des hurlements côtoiera la souffrance exagérée qu’aucun secours ne peut dissiper… à l’arrogance fougueuse des traits initialement présentés se substituera la faiblesse finie des subordonnés, la passivité sera bousculée, la résignation épouvantablement chahutée, la confrontation au constat tortueux de la défaillance et de la sur-fragilité amorcera l’impossibilité du rachat pour l’estime de soi, l’humiliation initiera son entrée et quand la terreur sera seule représentée sur l’expression anéantie de ce modèle agité à qui tout espoir pour la délivrance dans la clémence ou l’achèvement est refusé alors la folie sera déjà passablement installée... ah la folie ! L’errance mentale ou l’ultime recours, le dernier sursis, l’affreux compromis pour concilier ou réconcilier la souffrance insupportable avec la survie forcée des façades horrifiées.
La régularité des privations et la constance des soumissions à l’infliction des plus abominables traitements finiront par éprouver la surpuissance des plus résistants qui déposeront au choix implorations et supplications aux pieds furieusement hurlants des tonnerres de l’inquisition…l’inquisition ! Ou comment refuser à tout jamais la possibilité d’échapper à la terrible obsession de la condamnation à perpétuité invariablement sanctionnée par le spectacle affligeant du carnaval des lamentations.
L’écho des tremblements se répandra d’une telle façon qu’il suscitera la peur panique et finalement l'attrait pour l'option et l'adoption de l’anéantissement volontaire ou l’autodestruction pour échappatoire possible au supplice promis des candidats à l’affront. Le balai du déblai acharné et désespéramment inconscient verra l’éternuement de la ruine de ses tourments s’écraser et sombrer à tout jamais sur l’inflexibilité absolue et entretenue du réquisitoire fantastique à l’initiative ambitieuse dont le fond ténébreux poursuivra l’extension à l'infinie sur la fréquence vibratoire des clameurs de la récession.
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Le fruit de mon labeur a initié sa sortie durablement et se répand sur ce qui restait de terre bleue fertile du désert, c’est fini ! J’engloutie ce qui restait d’acceptation, d’usurpation, de condamnation et de renoncement au confinement des possibles et renvoie le tout définitivement au creux de la plaie suintante, au saignement de sa transition.
Là ! Je lève un verre de terreur à la transition de ce saignement. Désormais les fruits seront blancs, durs comme la pierre, les estomacs seront épineux, les intestins gorgés de feu, les cervelles répandues et étendues communiqueront à la signification des tremblements et des vomissements, les échanges liquoreux seront ardents, les rites sacrificiels seront incassables et non plus superstitieux ... les liqueurs de la vie seront souillées, la pierre fondamentale sera impeccablement dévastée et sur la cime de ce belvédère fantastiquement éclaté s’élèvera le dernier succès de la sévérité nouvelle …plus tard, quand les écosystèmes aux équilibres et aux contenus autrement plus laborieux auront émergés, les nouvelles contraintes environnementales et conditionnelles seront telles qu’elles exigeront des nouvelles propositions obligées qu’elles aient des membres de feu, des mâchoires d’acier.
Le retour à sa vérité
Courbe fine mais traits étrécies...mystère ! La campagne est ballante, le mou tire la corde, la fumée descend d’un crépuscule inertement oublié, éteint. Le calme balaie l’inactivité de son charme envoûtant, silence...c’est ici ! Je me souviens d’un vacarme étonnant, admirablement suggéré, c’est fini. Le retour à sa vérité s’est emparé de toutes les manifestations possiblement inventées...des aurores et des yeux pour en détester la douleur, pour tenter d’en apprécier la beauté...audacieuse invention ! Ta candeur m’en ferait oublier cette absence entendue et absolue de palpation.
La nudité absolue
Lui ! Suspendu au souffle d’une colère pressait la folie de précipiter la rencontre. Tout est dit ! Tout ici est connu. A quoi bon poursuivre ?
L’histoire voudrait taire mais elle est bavarde, tout déborde, tout s’ébruite, tout s’enfuit... ce qui est enfouit sous la terre fêlée rouge et fer finit par s’y faire, parfois par s’y plaire.. même à s’y complaire. Bah ! A quoi bon parler ? L’histoire se poursuit, la putain gémit et finit par brûler...parfois par débarrasser la peau vive de la surface glacée, bleue gris sablée du désert. C’est là tout ! Mais la parade est désormais à l’arrêt, fini ! Ici ! Le contenu répandu, la conclusion absolue.. Mais nue! Aujourd’hui anéantie d’un passé remémoré grâce au secours d’un souvenir absolument inconnu. Et dire qu’il fût un temps ou je croyais l’étendue possible des contrées aux jeux, aux enjeux presque validés... ou je tremblais devant l’ardeur des frémissements accablants d’un soldat accroupi sous la terreur que suscitait le reflet insupportablement humiliant de son encombrante incapacité à refuser. Aujourd’hui, mon ronflement est un tremblement dont le murmure est égal à la caresse qui glisse et répand son silence, le souvenir de sa délicieuse et paresseuse délicatesse sur le suffoquement absent des nuits anciennement et authentiquement emmurées. A Moi ! Le souvenir d’un silence qui n’avait jamais appris à ronfler.
La joie du pauvre
Heureux! Bercé et dansant sur le pas cadencé des vers se délectant d’une carcasse bienheureuse de participer au festin chantant soit à favoriser le développement des formes de vie, poursuivre l’ironie, il va sans dire au détriment. Pourquoi lui refuser cette attractive opportunité ? Le travail du ver n’est pas à blâmer. Je voyais ces derniers s’étendre et se répandre sur ma chair et tendre, joie du pauvre, l’enchantement, participer activement au développement constructif et construisant du vivant.
Le retour du présomptueux à sa déconvenue
« Si Inter-Lied fait tant le rodomont, ce n’est pas seulement qu’il délire à défaut d’arguments pour naturaliser la domination bourgeoise, c’est aussi que notre prédicateur s’accroche ferme à sa fâcheuse suffisance que l’insuffisance de ses dogmes ne contente point. »
Ce n’est pas faute de l’avoir déjà dit mais un dogme ramène à une attestation émise par certaines autorités ayant un pouvoir de conviction sur certains individus subordonnés. Où ais-je naturaliser la domination bourgeoise ? Je vois que tu joues toujours dans les cours de la précision et de l’intégrité. Une telle domination exclusivement bourgeoise n’a aucune réalité rationnelle et intelligible, il y a des dominés et des dominants potentiels et non exclusifs parmi les bourgeois et d’autre part, si tu penses qu’il est possible de substituer à la logique de domination des uns sur les autres une autre organisation, n’hésite surtout pas à la développer.
« Notre zélé missionnaire s’est révélé n’être qu’un piètre interlocuteur, un extrémiste de la nullité, dont les sermons, écrits dans un charabia indigeste, restent, quand on les lit, sans autre effet que d’assommer le pauvre lecteur se risquant, quand on s’y risque, à chercher un sens à toutes ses graphorrhées sans conséquence. »
Pourquoi associer et généraliser ton seul sentiment à tous les lecteurs ? Un missionnaire maintenant ?
« Les bavardages fébriles abondent dans son esprit et les absurdités que secrète son cerveau nous sont livrées telles qu’elles lui viennent. Heureusement, le remède pour atténuer l’effet nocif de cette muflerie existe : la généalogie de la morale bourgeoise. »
Pourquoi encore parler au non de tous, ce débat d’idées que tu t’acharnes à tenter de rapporter au conflit entre les personnes n’est t’il pas une affaire entre toi et moi ? Pourquoi ne pas tenter de me convaincre du fait que tu puisses éventuellement avoir raison en développant plutôt qu’en faisant à ce point l’usage de l’invective personnelle qui ne fait que trahir une certaine insuffisance dans les arguments par cet ultime recours impuissant en compensation.
« Si notre prédicateur se flatte d’étaler les produits avariés de sa déraison, intéressée à la sauvegarde des privilèges de ses amis thuriféraires de l’exploitation bourgeois de l’homme, rien n’oblige à subir les exploits cérébraux de notre charlatan : la production d’un chaos verbal inextricable où la resucée du dogme bourgeois se trouve diluée jusqu’à l’inintelligible par un verbiage d’analphabète, dont l’originalité hors pair dans les sphères de la bêtise pure l’aura mis à l’abri du succès, et pour longtemps de la gloire. »
Un prédicateur qui plus est doublé d’un charlatan ? Ce reproche émanant d’une personne qui omet de citer la source de ses arguments et de ses conclusions tout juste modifiées pour éloigner de lui tous les soupçons est amusant.
« Quel est le sens de la production sociale du non-sens ? Inter-Lied est un ennemi de classe. C’est un valet, un béni-oui-oui, un lèche-cul des exploiteurs, un thuriféraire de l’exploitation bourgeoise de l’homme et de l’ordre social qui en résulte. »
Et c’est moi le prédicateur ? Une fois n’est pas coutume, je te rappelle qu’il n’y a pas d’un côté des coupables, des exploiteurs et de l’autre des victimes, des exploités. Il n’y a que des individus conditionnés pour tenter de se développer et d’avoir pour eux le meilleur, ainsi, avides et désireux et sachant que l’élévation des uns se fait au détriment de celle des autres, ces comportements adoptés ne peuvent que favoriser l’émergence de l’indignation, de la concurrence, des hostilités. Sinon je vois que l’exploitation a bien pour origine les bourgeois par chez toi. C’est amusant ces dissensions d’opinions – ou d’interprétations - au sein d’un même regroupement idéologique.
Voir ici .
« Puisse ce crétin accorder ses actes à ses paroles : ‘‘[...] je fais le choix de poursuivre dans un espace moins normatif, plus cohérent mais aussi moins désordonné.’’ »
Puisse l’anti crétin auto conforté être rassuré, c’est fait.
« On comprend notre prédicateur et sa monomanie. La rigueur scientifique l’effraie tant. »
Oui, j’ai constaté à quel point la rigueur scientifique était une de tes qualité. Notamment et pour ne citer qu’elle sur ta fabuleuse absence de démonstration concernant la théorie de la relativité et la plus scientifique de tes affirmations.
« Il fait bien de prendre la tangente d’autant que ses fanfaronnades mettent au jour son ridicule encore plus cruellement que je ne saurais le faire. »
Mais je ne prends absolument pas la tangente, la preuve en est que je continue à prendre un certain plaisir à botter le cul de celui qui, incapable de rester centré sur le conflit des idées à cause d’une certaine incapacité à développer de façon cohérente et appliquée, essaie de déplacer le débat dans un conflit entre les personnes en abusant outrageusement des associations douteuses largement injustifiées.
« Qu’il coure baragouiner ses prêchi-prêcha et présenter sa bêtise de bourgeois analphabète ailleurs, puisqu’il n’a jamais honte d’étaler ses plus laides élucubrations. Qu’il débarrasse donc le plancher ce crétin d’Inter-Lied au lieu de se dédire toutes les deux secondes. »
Ah ! Voici revenue justement l’éternelle et fallacieuse association foireuse à l’ennemi juré...si prévisible. Merveilleux ! Une question, pourquoi avoir mis en lien dans google reader le blog d’un individu qui baragouine et présente sa bêtise bourgeoise sans jamais avoir honte d’étaler ses plus laides élucubrations ? Soit tu es masochiste, soit ton comportement contradictoire et ambivalent suffit à valider la théorie de la schismogenèse.
« Mais notre prédicateur du dimanche est-il vraiment si stupide que je le prétends ? »
Ah non ! Bien plus encore.
« Vous ne l’avez donc pas lu. Vous avez raison, regardons-y de plus près. »
Toujours cet appel au soutien de la foule ; tellement nécessaire l’appui espéré de l’opinion pour qui s’imagine que la raison penche forcément du côté ou pèse le poids des plus influençables opinions.
« Inter-Lied a pratiqué la censure en citant une de mes phrases. »
Tu ignores visiblement ce qu’est la censure. Pourtant il me semblait te l’avoir expliqué ici.
« La mise à jour de la contradiction qui confondit notre menteur fut donc très aisée. (Voir ici). Il va tenter de nier le fait avéré. Il faut le comprendre. Les démangeaisons furieuses dont l’accable sa mauvaise foi ont grand besoin d’être rapidement soulagées. »
Voilà que tu fais les questions et les réponses. Toujours aussi merveilleux ! Pour info, j’ai répondu à ton besoin pressé de trouver dans tous mes discours des contradictions ici.
« Voyons comment un crétin procède pour s’enliser dans sa bêtise. Voici, passé à la dialectique scientifique, un échantillon d’absurdité typique produite par le crétinisme de notre petit-bourgeois. Inter-Lied, répondant à “si Inter-Lied n’accorde que peu de soin à la lisibilité de ses discours, pour moi, il en va tout autrement.” , écrit : “Mais ce n’est absolument pas le cas, seulement l’uniformisation imposée n’est absolument pas une solution, chacun est chargé de ses différences et masquer ou tenter d’atténuer ces dernières revient à nier l’identité et les différences de chacun.” Examinons cette phrase, au microscope.1. ‘‘Mais ce n’est absolument pas le cas, […]’’Qu’est-ce qui “n’est absolument pas le cas” ? i) Inter-Lied n’accorde que peu de soin à la lisibilité de ses discours. ii) Il en va tout autrement pour moi. Que nie Inter-Lied i) ou ii) ou i) et ii) ? »
Je conviens qu’il s’agit ici d’un problème extrêmement compliqué et préoccupant, un problème qui, pour être résolue, réclame en effet et assurément qu’on utilise la sophistique et tous les raisonnements singeant la rigueur et la logique et qui en réalité sont bien entendu fallacieux. Sinon et plus intègrement tu associes ton incapacité à me comprendre en l’étendant à l’incapacité de tous les lecteurs potentiels à me comprendre alors que j’imagine que la majorité d’entre eux aura compris que j’accordais quand même une certaine importance à la lisibilité de mes propos.
D’ailleurs n’est ce pas toi qui il y a quelques temps encore me disait cela : « Je présuppose que ton but c’est d’être compris au mieux, bien sûr. » Une autre question, pourquoi associer et généraliser ton incompétence à celle de tous les lecteurs, tu es rassuré en te pensant, en te supposant accompagné ? Sais tu que la souffrance est plus facile à supporter quand elle est partagée ? C’est une des raisons pour laquelle certaines personnes en souffrance éprouvent le besoin de la partager, en acte quelquefois, afin de mieux et individuellement en supporter la sévérité.
« (...) On ne saura pas ce qu’il nie. Quant à voir une réfutation poindre le bout de son raisonnement, c’est-à-dire des arguments pour justifier sa négation, on peut toujours attendre que les poules se mettent à parler français. »
Tu feins d’ignorer ce que je dis, pourquoi prendre ainsi le lecteur par la main en parlant en son nom, tu le prend à ce point pour un incapable qui, sans le soutien du décodeur qui use d’une logique exclusive et inadaptée pour décrypter une image qui par ailleurs n’est ni floue ni cryptée, ne pourrait parvenir à en tirer ses propres et bonnes conclusions ?
Et c’est moi qui suis censé avoir du mépris pour ce dernier ?
« (...) C’est absolument le cas i) est avérée. Il suffit de tenter la lecture des phrases que produit Inter-Lied, elles sont illisibles. L’expérience nous conduit à la vérité de i). C’est absolument le cas ii) est avérée. J’accorde tout le soin que permettent mes modestes forces prolétariennes à la lisibilité de mes textes. Inter-Lied en exprimant ainsi son déni du peu de soin qu’il accorde à la lisibilité de ses textes (et donc du profond mépris, que son égoïsme surexcite en lui, à l’égard d’autrui le lisant) nous prouve par là même ce qu’il tentait de nier : le peu de soin qu’il accorde à la lisibilité de ses discours. »
Que de scientifiques conclusions. Dis moi, tu as arrêté l’école au cours élémentaire ou quoi ? Tu peux habiller ton raisonnement de toutes les logiques à priori rigoureuse et scientifique du monde, tu ne feras que déguiser, que masquer ta mauvaise foi et naturellement ton absence entendue d’intégrité. Puis alors, aucun glissement n’est à déplorer concernant un certain jugement personnel sur l’auteur de la plus grande interrogation à décrypter de tous les temps : qu’a bien pu vouloir exprimer Inter-Lied en disant « Mais ce n’est absolument pas le cas » ?
« ‘‘[…] seulement l’uniformisation imposée n’est absolument pas une solution, […]’’Quel lien exprime cet adverbe “seulement” entre la proposition 1 et la proposition 2 ? Aucun lien logique, aucun lien sémantique, ni thématique. Aucun lien. Le mot sert à masquer l’absence de lien entre les deux propositions. On passe à une autre idée, sans rapport avec la précédente, et sans avoir répondu à la question attendue en conséquence de l’affirmation contenue dans la proposition 1. À savoir : pourquoi n’est-ce pas ‘‘absolument le cas’’ ? On a donc une inconséquence. On passe d’une idée à une autre, sans lien, en tentant de masquer l’absence de lien pour faire oublier la négation péremptoire première. Il ne montre donc à aucun moment que ce n’est absolument pas le cas, et tente de masquer sa carence avec l’emploi du mot ‘‘seulement’’. »
Hé, tu prends des médicaments au moins ? Quand tu les auras pris et que tu auras retrouvé un soupçon de tranquillité, fais donc un tour par ici.
Les fourbes comme toi ont existé de tous temps et de tous temps des individus plus intègres ont appris à reconnaître, à cerner, à distinguer les argumentateurs intègres des moins intègres que sont par exemple les sophistes déguisés. Eristique est la dialectique de celui qui cherche par tous les moyens à l’emporter, éloigné qu’il est des chemins de l’honneur, de la rigueur, de l’intégrité, de l’honnêteté.
« Passons à l’autre idée, sans rapport à la première négation. ‘‘l’uniformisation’’. De quelle uniformisation, parle-t-il ? L’uniformisation de quoi ?
L’uniformisation des interventions sur le plan orthographique et structurel que tu imposes en intervenant pour les modifier implique une certaine uniformité. Uniformité : « Qui est égal, qui présente partout et toujours la même forme, la même manière d’être; où l’on n’aperçoit aucune variété. » Dictionnaire de l’académie française, huitième édition (1932-1935)
« Existe-t-elle en dehors de son imaginaire ? »
Oui, dans tous les messages postés que tu modifies.
« On ne saura pas. »
Tu feignais de ne pas savoir mais maintenant et assurément tu sais.
« Il n’a nul besoin de chercher à prouver que la chose dont il parle existe en dehors de son imagination, tant qu’il parle de cette chose, c’est qu’elle existe. »
Mais la preuve est encore une fois dans le constat que peut aisément faire tout individu postant un message, un auteur qui ne manquera de constater à quel point tu te permets d’intervenir sur la structure et l’orthographe des messages postés.
« ‘‘l’uniformisation imposée’’. Imposée à qui ? Par qui ? »
Imposée aux auteurs, aux lecteurs. Par toi.
« Cette imposition existe-t-elle en dehors de son imaginaire ? »
Ah, deuxième édition.
« Si oui, comment se produit-elle ? et comment a-t-il réussi à lui échapper ? Cette imposition ne serait donc pas si imposante. On n’en saura toujours rien. »
Teu teu teu, reste là...ne prends pas tous ces chemins tumultueux, la réponse est là, devant toi, cette imposition existe et c’est toi, toi qui parle en faisant comme si tu ignorais totalement le bien fondé de ce constat, qui la pratique outrageusement.
« Cette ‘‘uniformisation imposée’’, dont il parle, mais dont on ne saura rien quant à son existence, un fantôme en quelque sorte, qu’est-ce qu’il en dit ? Elle ‘‘n’est absolument pas une solution,’’ Notre imbécile pense qu’il lui faut répéter deux cents fois ‘‘n’est absolument pas’’, pour que son déni se transforme par incantation magique en réfutation. »
Ah, s’il suffit de répéter deux fois – et non deux cents fois - la même chose pour faire parti du cercle fermé des imbéciles, mais je pense que tu savais que tu en faisais déjà parti.
« ‘‘une solution’’. Une solution à quoi ? De quel problème cette fantomatique ‘‘uniformisation imposée’’ n’est-elle pas une solution ? Là aussi, on ne saura pas.»
Les différences existent en amont et intervenir pour les uniformiser n’est absolument pas une solution puisque c’est intervenir en aval en se contentant de les maquiller.
« Passons à l’inconséquence suivante. Ça fait belle lurette qu’il a oublié le propos auquel il prétendait répondre : pourquoi affirmer qu’Inter-Lied accorde peu de soin à la lisibilité de ses textes ‘‘n’est absolument pas le cas’’ ? »
Tous ces efforts déployés pour affirmer qu’aucun lecteur ne pouvait savoir ce que je disais en disant « Mais ce n’est absolument pas le cas » alors que tu n’ignorais visiblement pas que je parlais de la lisibilité de mes interventions ?
Dis moi, tu es rétribué à l’heure et au degré atteint sur l’échelle de la mauvaise foi, c’est ça ?
« “[…] chacun est chargé de ses différences […]” Admettons que cette phrase creuse signifie quelque chose de tangible : chacun a un lourd fardeau sur le dos, ses différences d’avec chaque autre. Et alors, le rapport avec ce qui précède où est-il ? Toujours nulle part. »
Dans un monde où l’évidence de la différence est abusivement et arbitrairement associée à la peur et à la déviance, - comme tu le fais pour la déviance - oui, la différence est un fardeau mais il existe heureusement des individus qui parviennent à voir dans la différence autre chose qu’un prétexte au renfermement, à l’attirance et pas seulement à la répulsion.
.« ‘‘masquer ou tenter d’atténuer ces dernières’’. Il est donc possible de ‘‘masquer’’ ce fardeau de différences que chacun porte péniblement sur son dos ? »
Osait t’il demander innocemment.
« On peut même en ‘‘atténuer’’ la charge ? Comment est-ce possible ? Là, encore on n’en saura rien. Mais d’abord est-ce vrai que l’on puisse ‘‘masquer ou tenter d’atténuer’’ le poids de ce fardeau ? Il n’en dira rien. La vérité, l’existence de ce dont il parle, ne l’intéresse pas. Ce qui l’intéresse, c’est la morale, le bien et le mal. Alors, que va-t-il en dire de cette possibilité de ‘‘masquer ou tenter d’atténuer’’ notre fardeau de ‘‘différences’’ ? Que ce n’est pas bien, que c’est même très vilain, que c’est méchanceté innommable que de vouloir soulager chacun du poids de ce fardeau ! »
C’est ce que je disais déjà dans le texte entier, tu généralises le fait que la différence est un fardeau et ce n’est pas le cas, s’il existe des individus qui verront d’un bon œil ton intervention normative, il en existe d’autres qui verront au contraire dans cet interventionnisme forcé, dans cette ingérence imposée, au mieux une volonté d’infantiliser, au pire l’affront et la volonté d’humilier. Ne pas laisser la possibilité de choisir ou de demander pour les individus concernés revient à en satisfaire par avance quelques uns, mais à en décevoir par ailleurs quelques autres. Dans tous les cas, généraliser en l’imposant à tous une telle intervention ne revient en aucune façon à contenter toutes les divergences d’opinions, à satisfaire toutes les éventualités.
« Mais pourquoi ce qui est possible n’est-il pas bien ? On n’en saura encore rien. Que ça ‘‘revient à nier l’identité […] de chacun’’. Ce n’est pas bien de nier l’identité de chacun, et surtout l’identité d’Inter-Lied. Je suis si vilain ! Qu’il est méchant ce négateur d’identité. Hou ! Shame on me ! the shame of it ! »
Si tu penses que faire ce qu’il est possible de faire n’est pas possiblement insupportable alors pourquoi es tu à ce point offusqué par l’exploitation – que tu penses abusivement et de façon simpliste exclusive - des bourgeois sur les prolétaires ? Après tout, ils ne fonts que faire ce qu’il est possible de faire, non ?
« Mais d’abord est-il avéré que j’ai commis le ‘‘crime’’ dont m’accuse Inter-Lied : nier l’identité de chacun ? Masquer ou atténuer les différences dont chacun est chargé ? Où sont les preuves ? On ne saura pas, là non plus, quels sont les faits qui fondent cette accusation. Zéro. Il n’a pas besoin de fait, il suffit qu’il accuse, pour que l’accusation soit fondée. »
Les preuves sont dans le constat que chacun peut faire concernant les modifications que tu apportes au contenu de chacune des interventions.
« ‘‘l’identité’’. Mais qu’est-ce que l’identité vient faire là, comme tombe un cheveu dans la soupe ? »
Tu ignorais donc qu’en écrivant tu construisais et revendiquais tes opinions soit une partie non négligeable de ce qui constituait ton identité ?
« On ne pourra malheureusement pas suivre le raisonnement qui a conduit à l’introduction inopinée de ce ‘‘concept’’. Inter-Lied n’étant pas du genre à raisonner, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il explicite le cheminement d’une pensée dont les moyens d’élaboration et d’expression lui font totalement défaut. Mais le plus grave pour lui c’est cette vanité vindicative qui l’empêche de se départir du dressage social et ainsi de commencer le cheminement hors de la bêtise reçue en héritage. »
Il se trouve que j’ai toujours su échapper à ce débourrage qu'est l'éducation et qui ne porte pas son nom mais te concernant, il semblerait que tu sois un enfermé compulsif préalablement informé soit volontaire ...Brrr ! Quelle étrangeté que celle de fermer sur soi les chaînes de son propre enfermement, de sa propre condamnation !
« Virons donc le cheveu de la soupe et continuons l’appréciation de cette bouillie. Notre théoricien du dimanche ne fonde cette accusation sur aucun fait. Mais on peut toujours examiner si cette accusation est sensée en elle-même. Est-il sensé d’accuser une personne de ce crime-là ? ‘‘masquer ou tenter d’atténuer’’ les différences, dont ‘‘chacun est chargé’’, ‘‘revient à nier […] les différences de chacun’’ d’après ce qu’affirme, péremptoirement et de manière inconséquente, Inter-Lied. Est-ce que masquer une différence équivaut à nier cette différence ? Qu’est-ce que nier une différence, signifie ? Est-ce rejeter l’affirmation qui prétend avérée l’existence de cette différence, penser cette différence inexistante, irréelle ? Ou alors est-ce rejeter cette différence même, refuser que continue l’existence de cette différence ? Il faut alors avoir, au préalable, affirmé avérée l’existence de cette différence, pour la nier, dans ce sens de la rejeter, de la refuser, de vouloir la rendre inexistante, c’est-à-dire de désirer la détruire. Encore une fois, on ne saura pas dans quel sens il emploie le mot “nier”. Inter-Lied n’accorde que peu de soin à la lisibilité de ce qu’il écrit. Il se parle à lui-même quand il s’adresse à autrui, et ça lui suffit amplement ; »
Nier revient à prendre conscience d’un fait ou d’une réalité qui n’est pas conforme à l’idée qu’on souhaiterait lui voir associée. Ainsi la négation implique t’elle de refuser l’existence d’une chose, de la transformer, de la rendre conforme à une vision, à une exigence normative - parfois l’uniformité -, alors que la vérité en dehors de la négation existe.
C’est ce que font les négationnistes en niant le déroulement d’une histoire passée décriée parce qu’elle est insupportable au point d’éprouver le besoin d’en modifier la tonalité alors qu’elle s’est pourtant et très probablement déroulée comme les preuves incontestables et insupportables l’ont attesté. C’est enfin ce que tu fais avec les différences de chacun en modifiant celles-ci afin de les rendre conforme à l’idée uniforme que tu voudrais leur voir associée.
« (...) car il méprise ses lecteurs. »
Ah ! Une répétition pour ceux qui l’aurait en chemin oublié afin de la rendre d’autant plus incontestable ou évidente qu’on l’aura fait entré dans la tête des lecteurs - qu’il ne méprise en aucune façon - à coup de marteau. J’imagine seulement ce qu’il pourrait faire à ces derniers s’il venait à les mépriser.
« Mais, peu importe dans quel sens ‘‘nier’’ est utilisé ici par Inter-Lied. Masquer une différence, c’est déguiser sous une fausse apparence ou cacher cette différence pour empêcher de la voir. Or, empêcher quelqu’un de voir une chose n’a jamais détruit cette chose ; ni même ne permet de rejeter l’affirmation qui prétend avérée l’existence de cette chose, puisque cette affirmation est bien présente dans le cerveau de celui qui déguise ou cache cette chose. »
Où ais-je parler de détruire quoi que ce soit ? Ou ais-je assimiler la tentative d’atténuation à la destruction ? Nier la réalité est une conséquence qui implique en amont de prendre conscience de ce qu’implique le jugement ou l’observation d’une réalité dont l’évidence, le contenu ou les fonctionnalités sont refusées ou inacceptées. C’est une action corrective visant à conformer ; à réconcilier entre elles le besoin et l’aspiration en opposition avec ce qu’impose le principe de réalité. Quand tu corriges les comportements déviants, tu réconcilies ton incapacité à supporter l’étalage de ces comportements déviants avec leur existence, soit avec leur réalité. C’est la raison pour laquelle je disais que NIER n’était pas une solution, tu ne fais que te proprement tromper, tu corriges et tu tentes de masquer les différences en aval alors qu’elles sont préalablement existantes en amont. Tu maquilles, tu déguises la réalité mais tu ne parviens pas à la transformer profondément, avant d’éprouver le besoin de la corriger qui vient sanctionner un comportement déviant par ailleurs inaccepté. Si tu masques la différence, c’est que tu n’en accepte pas l’étalage et la réalité alors qu’une telle réalité existe malgré ton incapacité à l’accepter et dans ce cas, tout sera bon pourvu que l’on conforme la réalité à son obsession plutôt que de conformer son obsession à l’acceptation de cette même réalité.
Tu fais la même chose avec la logique développementale du vivant, tu n’en acceptes pas la réalité et tu la nie – nier implique de refuser d’en accepter la vérité, la réalité - en prétextant que ce sont ceux qui la voient ainsi qui sont dans l’erreur et d’ailleurs, pour te sortir de cette obsession consistant à conformer la réalité à ton besoin de l’idéaliser – en accusant la victime expiatoire et émissaire qui portera ainsi sur son dos la responsabilité et la culpabilité de l’émergence de tous les maux - pour pouvoir l’accepter en la conformant, en séparant gentiment et exclusivement les bons des mauvais plutôt qu’en l’analysant de façon plus fondamentale, plus systémique alors qu’il il te suffirait pour prouver que tu as raison, que ta vision du monde et de la réalité est la bonne, de parvenir à répondre par exemple à cette unique et si simple question :
Comment fait t’on pour parvenir à respecter, à ne pas tirer bénéfice des autres formes de vie alors que le principe de réalité implique de consommer de telles sources d’énergies pour survivre et se développer ? Comment fait t’on pour ne pas offenser, pour ne pas nuire aux autres formes de vie alors que le principe de réalité impose que toutes les formes de vie voient dans leur consommation un traitement abominablement refusé et redouté ? Sachant par ailleurs qu’une telle inter consommation est obligée.
(j’oubliais, à l’avenir et avant de poursuivre sans rien m’apprendre et sans rien apporter à la discussion, je t’invite à apporter des réponses à ces questions).
L’individu déguisé en papa noël sait ( dans son cerveau ) qu’il n’est pas le papa noël et pourtant les enfants ( dans leurs cerveaux ) y croient. Il est plus facile de tromper son monde que de parvenir à se proprement tromper.
Mais parfois et dans bien des cas certains individus sont tellement omnibulés par leur obsession de masquer et d’atténuer les faits, les différences ou la réalité – sachant que ce besoin est nécessaire au maintien de leur équilibre recherché - qu’ils en finissent par accuser un complot organisé qui serait parvenu à tromper la majorité des individus, à transformer la réalité plutôt qu’a admettre que la façon dont la majorité des individus l’appréhende et l’aperçoive est probablement plus conforme que la façon dont il aimerait qu’elle soit constituée sachant qu’un tel renoncement impliquerait une mise en danger collective ou individuelle pour le moins difficile à surmonter.
La réalité a été transformée par des individus malveillants et le ( ou les ) négationniste parvient ainsi à justifier le fait qu’il est lui même dans la vérité. Il est parvenu à rendre la réalité conforme à l’image dont il a besoin qu’elle soit revêtue pour pouvoir lui même la supporter et ainsi parvenir à tenter de se construire, de se développer alors que la réalité en aucune façon et profondément, en amont, n’aura été fondamentalement transformée.
« On en déduit que l’affirmation péremptoire d’Inter-Lied selon laquelle ‘‘masquer’’ les différences ‘‘revient à nier’’ celles-ci est fausse. C’est une absurdité produite par un abruti qui n’a pas de pratique effective de la pensée. »
Tu en déduis et c’est comme à ton habitude une mauvaise déduction. Dans le cas qui nous intéresse, tu corriges un comportement déviant et en le corrigeant, tu empêches le lecteur de prendre connaissance de ces différences, ce qui consistera à masquer auprès de celui-ci ces dernières pourtant existantes puisque ton action corrective ne peut que venir sanctionner le constat, la prise de conscience d’une réalité préexistante et inacceptée.
« En conclusion : Cette première phrase, qui commence un très long galimatias, du théoricien du dimanche est complètement absurde. C’est, dans son contenu, un non-sens absolu. Il y colle dans cette phrase et en tentant de masquer son bricolage quatre propositions inintelligibles (1 illisible, car imprécise, 2 illisible, car imprécise, 3 sans intérêt, car creuse, 4 absurde, car fausse) de manière inconséquente. »
Alors, tu es donc motivé dans tes activités par la seule récompense de l’intérêt ? Mais alors tu fais des progrès dans l’acceptation de ta participation dans l’obligation à écarter, à sélectionner, en avant vers la guérison ? Sinon, la fausseté implique donc toujours et invariablement l’absurdité ? Je dirais pour ma part que c’est la généralisation abusive d’une telle association qui serait un comble d’absurdité. Mais je n’en suis plus à m’étonner du degrés d’incompétence que tu atteints toujours de façon exponentielle sur l’échelle de la stupidité.
« Tout ce bricolage d’amateur, sous prétexte de réfuter le fait que ses discours sont illisibles, pour m’accuser aussitôt d’un crime impossible à réaliser : nier des différences en masquant celles-ci. »
Mais faire comme si les différences n’existaient pas en les corrigeant avant que les lecteurs ne puissent les voir revient à en nier la réalité auprès du jugement et de la prise de connaissance possible et postérieure de ces derniers.
Nier la vérité subjectivement ne revient en aucune façon à éliminer définitivement et objectivement l’existence d’une telle vérité.
« Le pire, c’est que cette phrase n’est pas un accident de parcours. Tous ses discours débordent de telle absurdité. Il suffit de faire une fois l’expérience de lecture de ses ennuyeux baragouins, pour en avoir la confirmation. »
Mais où sont donc tous ces discours qui débordent d’absurdité. C’est certainement ta charité qui, à mon égard, t’aura invité à refuser de remonter au public telle démonstration d’absurdité. Quelle connerie !
« Inter-Lied non seulement ne réfute pas le fait qu’il n’accorde aucun soin à la lisibilité de ses discours, mais le prouve en ne cherchant jamais à examiner la réalité de l’existence de ce dont il parle ; en ne précisant jamais de quoi et de qui il parle ; en passant toujours d’une idée absurde à une autre de manière inconséquente ; en nous présentant
des platitudes creuses comme des trouvailles géniales ; en se contentant de nier, puis aussitôt de scotomiser l’absence d’arguments, de raisons susceptibles d’étayer sa négation ; en ne réfutant, ni ne prouvant jamais rien ; en croyant masquer sa carence d’intelligence par la vantardise potache d’un analphabète, et le mimétisme impuissant d’un collégien, en ignorant que pas grand monde n’est dupe de ses élucubrations du dimanche. »
On peut donc tenter de masquer en se contentant de nier ? C’est étonnant, pour info, tu viens de tenter un développement de trois pages complètement absurde et fallacieux parce que tu prétendais que l’on ne pouvait pas « nier des différences en masquant celles-ci » :
« Tout ce bricolage d’amateur, sous prétexte de réfuter le fait que ses discours sont illisibles, pour m’accuser aussitôt d’un crime impossible à réaliser : « nier des différences en masquant celles-ci. »
Alors que tu dis exactement le contraire à la fin de ce même développement fallacieux. De deux choses l’une, soit tu participes à un concours consistant à atteindre le comble de l’incohérence et de la débilité et auquel cas le premier prix te sera sans aucune délibération attribué, soit tu es encore plus stupide que ne saurait parvenir à la définir avec précision la définition – à mille lieues de la vérité - de la stupidité.
Ainsi et pour ma part je disais : seulement l’uniformisation imposée n’est absolument pas une solution, chacun est chargé de ses différences et masquer ou tenter d’atténuer ces dernières revient à nier l’identité et les différences de chacun.
Ce qui est parfaitement possible, cohérent et justifié puisque nier revient à prendre conscience d’un fait ou d’une réalité qui n’est pas conforme à l’idée qu’on souhaiterait lui voir associée - ainsi la négation implique t’elle de refuser l’existence d’une chose, de la transformer, de la rendre conforme à une vision, à une exigence normative subjective - parfois l’uniformité -, alors que la vérité en dehors de la négation existe toujours préalablement et objectivement – et puisque tu n’acceptes pas l’étalage de ces différences pourtant existantes, tu te contentes de les masquer, d’en atténuer l’évidence afin de la réconcilier avec l’idée que tu souhaiterait lui voir associé.
Je vais t’épargner la relecture ou la remontée de ton propre raisonnement indigeste et fallacieux consistant à tenter de prouver dans des allégations plus absurdes et incompréhensibles les unes que les autres qu’il est impossible de : « nier des différences en masquant celles-ci. »
Quelle connerie !
Tu n’es qu’un pauvre fourbe qui ne recherche rient tant qu’à avoir le dessus dans la discussion – tu n’apportes absolument rien d’intéressant à apprendre et tu ne retires et retient absolument rien de celle-ci - et qui, faute d’y parvenir, ne fait que faire usage de l’invective afin de tenter de déstabiliser l’adversaire, de tenter encore de le ridiculiser, de l’associer à l’ennemi juré pour faciliter les attaques et tenter de les justifier en infantilisant le débat pour avoir éventuellement - et à ce petit jeu qui ne réclame aucune compétence particulière, tout un chacun peut éventuellement obtenir un trophée - une chance tellement espérée de l’emporter. A la relative difficulté de la dialectique scientifique tu as préféré la facilité avérée de la dialectique éristique, plus aisé de porter l’habit singeant l’intégrité que d’être habité par cette même intégrité. Mais encore faut t’il faire attention où on met les pieds quand on se lance dans l’exercice de tenter des acrobaties de haute voltige alors qu’on est mal assuré et le professionnel que tu es, seul un professionnel peut déduire de son adversaire qu’il est un bricoleur amateur, n’aura pas manqué de faire toutes les pirouettes les plus amusantes possibles, des pirouettes qui eussent été drôles si le professionnel auto-conforté avait pensé à glisser une note à caractère informatif en haut de page et stipulant qu’il faisait des pirouettes au second degrés.
Mais non ! Aucun message à caractère informatif n’était à relever, le professionnel auto-conforté faisait toutes les grimaces possibles, les plus folles, les plus drôles, tout ça au premier degrés. Du coup, au possible amusement s’est substitué l’étalage affligeant du raisonnement dégringolant d’un enfermé.
Même avec l’usage que tu fais des armes sophistiques et du raisonnement fallacieux, tu ne parviens pas – finalement n’est même pas tout un chacun qui veut - à sortir du débat avec la moindre chance de toucher du doigt le moindre trophée.
C’est pathétique !
Il fût un temps où j’éprouvais une certaine pitié pour les imbéciles ravagés par la connerie tel que tu en es. Mais aujourd’hui et si ma charité pour ces abominables frustrés décrépis est révolue, c’est toujours sans aucun mépris que je rappelle à leur position les impuissants présomptueux qui s’en retourneront ainsi à leur déconvenue.
« Ce bricolage manifeste donc la crétinerie sidérante de l’Inter-Lied, lequel ne fait que répéter, dans un charabia indigeste, une seule idée, un seul dogme : l’homme est un loup pour l’homme. »
Et non, je n’ai jamais dit ça, je dis que pour tenter de survivre et se développer il faut consommer d’autres formes d’énergies et que, la majorité de ces formes d’énergies qu’il faut consommer sont d’autres formes de vie. Des formes de vie elles mêmes conditionnées pour tenter de survivre et se développer qui verront dans leur consommation recherchée autre chose qu’un prétexte à leur épanouissement participatif à l’échelle de la généralité. C’est tout ! Mais si tu parviens à me prouver qu’il peut en être autrement, je t’invite à m’en informer…pour cela, il faudrait pourtant que tu parviennes à faire preuve d’honnêteté dans le raisonnement et de constance dans l’intégrité, ce qui à la lumière de tes interventions jusqu’ici n’est absolument pas gagné.
« Notre bourgeois fait de sa cupidité la loi de l’Univers. Notre prédicateur, n’en est plus à son premier ridicule : il se croit même original, à l’origine de ses idées. »‘‘[...] je fais le choix de poursuivre dans un espace moins normatif, plus cohérent mais aussi moins désordonné.’’
Il ne s’agit pas ici d’une idée mais bien d’un choix concernant la possibilité d’une orientation. Un sujet que j'ai largement développé ici. D'autre part où ais-je fais de ma cupidité une loi de l’univers ?
« Qu’il fasse donc ce qu’il dit… notre missionnaire “naturaliste” de l’exploitation bourgeoise de l’homme. On comprendra donc pourquoi il éprouve une si forte détestation de la dialectique. Le temps viendra où lui et toute sa classe bourgeoise seront balayés par le vent révolutionnaire ou par un cataclysme “naturel”. »
La dialectique fait mauvais ménage avec le sophisme et la fourberie.
L’exploitation de l’homme n’est pas exclusivement bourgeoise. Loin de là et se contenter de penser bêtement qu’éliminer ces derniers servilement – esclave que tu es - apporterait une solution définitive est la plus incroyable des aberrations. Il serait peut être temps que tu prennes le même chemin que celui de ton camarade.
Un camarade qui toutefois aura omis de prendre en compte, de comprendre ou d’admettre que la logique développementale à sa base impliquait déjà et nécessairement l’émergence de l’indignation, des nuisances et bien entendu celle de l’écœurement sachant qu’aucune forme de vie ne verra dans sa propre consommation un prétexte à son épanouissement alors qu’une telle consommation sera par ailleurs une obligation inhérente à la volonté de se développer de tous, soit à l’exercice fondamental du vivant.
Sinon et dans le cas d’un cataclysme naturel, il faut savoir que celui-ci balaiera indifféremment prolétaires et bourgeois, or polarité absurdement et par simplicité décrétée. Toutefois et dans le cas d’une pandémie virale par exemple, il faut également savoir que les individus plus ou moins favorisés culturellement verront leurs chances respectives d’y survivre supérieure à celle des individus qui n’auront aucune possibilité d’être favorisé dans l’accès aux traitements anti-viraux, des individus qui n’auront plus pour seule défense que la composition de leur patrimoine génétique indésirée, inégale et hasardeuse, des individus qui subiront invariablement le traitement purificateur et sélectif de la plus naturelle des sélections.
Le processus de civilisation
Le processus de civilisation consiste essentiellement dans la domestication des pulsions, en guise de domestication et puisque une telle aspiration est impossible a satisfaire autrement qu’en intervenant afin d’orienter nos aspirations biologiquement, du moins nous nous en convaincrons culturellement en adoptant publiquement des comportements normatifs et bienveillants.
Pourtant de tels comportements, et s’ils sont la règle sociale qu’il faut à tout prix respecter, ne sont absolument pas aussi facile à domestiquer dans le fond. Ainsi tous ces comportements inhibés, ces pulsions contenues, contrariées et refoulées - ceci afin d’appréhender nos relations et de présenter à la société l’image de ces aspirations consistant à atteindre la notion d’Humanité, cette notion consistant à distinguer définitivement Homo Sapiens de son encombrante animalité, synonyme de servilité, alors que le libre arbitre et le contrôle de soi, si évident du fait de notre aptitude à faire des choix nous impose d’en appeler et d’invoquer le principe de responsabilité – ne sont en aucune façon et biologiquement combattues ou éliminées.
Feindre de contrôler n’est pas empêcher. Les frustrations s’accumuleront et ressurgiront d’une certaine façon. Et elles ne manqueront pas de ressurgir en proportion de l’ampleur avec laquelle les pulsions auront été contenues, contrariées et refusées.
Il est amusant de voir à quel point – je reviens un instant sur le principe de la responsabilité individuelle - la perversion peut permettre à la culture de l’intéressement de s’affranchir de certaines contraintes culturelles en légitimant un comportement ou une exigence allant pourtant et clairement à l’encontre de la responsabilité individuelle en le faisant passer pour un comportement normativement justifié, ainsi en est t’il un exemple de la solidarité forcée des individus en cas de dettes impayées et contractées par leurs proches.
Nos civilités sont des comportements de façade, que les conditions sociales ou environnementales soient favorables et nos véritables motivations ressurgiront en surface proportionnellement à l’ampleur de notre tendance fâcheuse à l’occultation.
Les exemples passés et contemporains sont légions, inutile de forcer qui que ce soit à regarder les images que nul ne veut plus voir, que chacun pourtant contribue plus ou moins directement à favoriser. Qu’elle soit exercée à l’égard de l’animal ou de son prochain, le degré atteint par l’homme sur l’échelle de la cruauté en dépit de l’engagement de son diagnostic vital n’a d’égal que l’ampleur de sa cruauté.
Persuadé de la valeur de son civisme et de sa pureté comportementale et intentionnelle d’abominable caché, chacun pointera du doigt la cruauté et la barbarie de l’autre comme un ultime recours pour conforter son innocence et son incapacité à la pratiquer.
Pourtant l’expérience de Milgram – qui il me semble a été récemment retentée - est formelle et n’épargne personne, pas mêmes les pseudo indulgents ou les humanistes auto proclamés.
Seul un très faible pourcentage d’individus semblent capables de faire un bon usage de leur droit de veto et de leur discernement, préférant l’anticonformisme et l’éventualité de la sanction, du rejet à l’adoption de l’absurdité, de la cruauté, de l’aliénation.
Contenir nos pulsions et interdire de les assouvir en sanctionnant les individus ayant sacrifié à l’appel si tentant de la satisfaction ne revient en aucune façon à les combattre efficacement, à les annihiler définitivement. Pauvre aveu d’impuissance que celui consistant à revêtir de l’habit de la réussite les ambitions pourtant contrariées par la cruelle et terrible incapacité que nous avons à lutter contre les causes fondamentales de l’émergence des conditionnements, des pulsions et des lois régissant la majeure partie des interactions.
Que serions nous et de quoi serions nous capables si la peur de la justice et de ces sanctions ne nous retenait de commettre l’odieux, l’insupportable et l’irréparable ?
La civilisation est le masque que porte la société quand elle ne peut plus accepter de regarder en face les motivations barbares qui pourtant et seules justifient ces activités. C’est habiller des plus nobles valeurs les actions les plus déplorables et les plus détestables activités, leurs motivations. La civilisation condamne mais en aucune façon ne parvient à justifier ou à porter un jugement sensé sur sa double logique inconciliable aspirations/ activités et donc de ses propres contradictions.
La justice elle même n’a t’elle pas déjà prit le chemin de la perversion ? Ce chemin consistant à faire passer pour le bon côté le mauvais et forcément en contrepartie le mauvais parti pour le bon. Pas étonnant quand on sait que ce sont des relations intéressées, hostiles et barbares qui unissent les individus – qu’ils soient isolés, en association. La justification de l’association n’étant rien tant qu’un compromis permettant de maximiser ses chances individuelles de survivre et de l’emporter – et qu’ils entretiennent dans la société alors que celles-ci sont présentées pour humaines, républicaines et civilisées. Les choix de société concernant la réglementation des activités économiques et les interactions qu’elles impliquent en terme de relations entres individus est absolument inconciliable avec l’Humanité recherchée et vantée par le processus de civilisation que nous feignons d’avoir adopté alors que nous nous contentons lamentablement de masquer, de nier, de farder, de travestir la réalité naturellement et définitivement inconciliable avec de telles aspirations respectueuses, empathiques et raisonnées.
Biologiquement, nous ne sommes pas à la hauteur de nos aspirations culturelles ou plus précisément et culturellement, nous pétons plus haut que notre cul ne nous autorise à le faire biologiquement.
Le fait que les spectacles publics et barbares antérieurs et postérieurs à l’époque médiévale ne soient plus visibles sur la place publique ne doit pas nous faire penser que ces comportements ne sont plus – dans l’offre et dans la demande – adoptés. Ils ne sont plus visibles sur la place publique du fait qu’ils ne sont plus socialement et donc culturellement acceptés mais ils sont toujours de rigueur – l’individu en effet n’a pas biologiquement et fondamentalement changé – et ils ont cours de façon clandestine, malgré les risques encourus et dans la plus totale illégalité, à l’abri des regards indiscrets et des curiosités potentiellement indignées.
Cet exemple me fait toujours penser à la prostitution, ce n’est pas parce qu’elle n’est pratiquement plus visible sur la place publique que son offre et que sa demande se sont à tout jamais volatilisées.
Les abattoirs ne sont plus visibles dans les villes composées de citoyens si civilisées, pourtant ces derniers continus majoritairement à avoir un régime carnassier excessif, injustifié sur le plan des besoins nutritionnels et du bien être. La majeure partie des individus pratiquant ce régime carnassier excessif et déraisonnable ayant été interrogés avouaient qu’ils préféreraient cesser ce dernier plutôt que d’avoir à tuer eux même l’animal qu’ils mangent d’autant plus facilement qu’il est délesté de toute éventuelle trace visible qui rappellerait à son animalité - et donc à sa sensibilité - passée.
Abstraire tout ou partie de la réalité permet d’y participer d’autant plus joyeusement qu’on sera parvenu à s’épargner – en trichant, en le reléguant dans les coursives si salutaires de l’inconscient - l’encombrement consistant à culpabiliser.
Des conditionnements fondamentaux aux activités inhérentes à l'exercice du vivant I
J'y reviendrais probablement mais à aucun moment je ne parle de nature humaine qu'il serait si facile et si aisé d'accuser.
Je parle d'activités inhérentes à l'exercice du vivant – la multiplicité et la variété impliqueront les interactions et les interactions impliqueront l’adoption de réponses et de solutions adaptées pour les individus contraints à subire et favoriser ces interférences ( l’innovation, le progrès et l’idée ou le constat à priori évident d’une logique allant vers toujours plus de complexité ne pourront qu’émerger ) alors que favoriser l’émergence de la variété et de la multiplicité ne sont en aucune façon des propositions ni des stratégies adoptés volontairement ou en vertu d’une consultation préalable des entités averties ou initiées mais bien une stratégie subie, contrainte et forcée qui fait du sujet un esclave partiellement trompé, obéissant avec une certaine impression de liberté aux multiples devoirs qui exigent de lui et subtilement la servitude et la dévotion - et de conditionnements fondamentaux qui, bien que peu nombreux, sont à la base de toute la variété des comportements adoptés en conséquence.
Nous sommes à priori libre de choisir la composition de notre alimentation, je dis à priori puisque en réalité nous mangerons davantage ce que nous serons biologiquement capable de manger, ce qui sera naturellement ou culturellement à notre disposition et ceci pour de multiples raisons ( le choix ne pouvant survenir qu’à partir du moment ou la variété se trouve à disposition ) alors que manger, soit bénéficier d’un apport énergétique indispensable et d’origine exogène, ne relève en aucune façon d’une proposition ou d’un choix préalable mais bien d’une obligation à laquelle toutes et tous nous obéissons.
Il n’est pas difficile d’imaginer à quel point des organismes autosuffisants n’auraient aucun intérêt tant il est évident que tout l’intérêt se trouve dans l’obligation à favoriser, à entretenir la multiplicité des degrés d’interdépendances, ce qui implique de favoriser les échanges, les interférences, les conflits d’intérêts, les interactions et finalement le mouvement ou l’évolution. Les associations ne sont motivées qu’en vertu du principe qu’elles soient profitables - ou préférables à d’autres configurations - aux associés. Ce sont les interactions forcées qui favorisent le progrès, les mutations et l’innovation ( même si bien entendu et ensuite le progrès, les mutations et l’innovation vont à leur tour et potentiellement influencer les interactions ) – qu’on assimile à la logique vers toujours plus de complexité ou à la notion d’évolution alors qu’une telle évidence n’est pas une règle fondamentale, l’existence d’espèces panchroniques, c’est à dire d’espèces n’ayant aucun intérêt à favoriser l’adoption ou la possibilité de favoriser la survie soit la sélection d’autres configurations ou propositions adaptatives – fussent t’elles plus évoluées - puisqu’elles sont suffisamment isolées ou adaptées et relativement protégées pour ne pas subire de pressions de sélection qui les forceraient à adopter de telles modifications afin de survivre aux exigences et aux sollicitations des interactions - suffit à en témoigner - grâce au moteur que sont les pressions de sélection favorisées par la coévolution qui n’est rien tant qu’une obligation consistant à proposer des modifications permanentes afin de maximiser les chances de survie des entités involontairement composées.
Pour mieux le comprendre, on peut rapporter cet exemple à l’évolution culturelle qui, du fait qu’elle n’est plus tributaire de la relative lenteur évolutive dépendant de la transmission des seuls caractères innés, évolue suffisamment rapidement pour qu’on puisse en tirer des données sans avoir à interroger les vestiges du temps, c’est à dire à faire des suppositions en fonction des informations que nous pourrions tirer de l’exploration postérieure de ces derniers.
Malgré le fait qu’Homo Sapiens vit et dépend majoritairement aujourd’hui de l’usage de la technologie, il existe toujours des individus et des tribus plus ou moins protégées et isolées des interactions plus ou moins mondialisées qui ont concourus à l’émergence d’un tel développement.
Plus les individus sont nombreux à se disputer des ressources convoitées, délimitées, à pouvoir prendre part aux problèmes rencontrées, à toutes les discussions en dépit des contraintes spatio-temporelles – comme l’imprimerie l’a permis dans un premier temps, comme l’Internet le permet aujourd’hui de façon plus évidente encore - et plus les interactions forcées favoriseront l’accélération de la croissance évolutive, la fréquence des mutations et l’adoption ou la sélection de nouvelles propositions.
On voit qu’un même conditionnement peut favoriser l’adoption de multiples comportements en fonction du point de vue à partir duquel il est observé.
Ainsi et si le progrès est bénéfique et recherché à l’échelle de la généralité, il est synonyme de nuisances et d’instabilité pour qui souhaiterait individuellement et paisiblement profiter des bénéfices de l’exploitation de sa découverte ou de sa création, ce qui impliquera l’adoption d’une protection, c’est notamment le cas des droits d’auteurs ou des brevets, alors qu’une telle protection nuira largement au bénéfice que pourrait procurer l’exigence de développement et de diffusion d’un tel progrès ou d’une telle création à l’échelle de la collectivité.
Le vendeur et l’acheteur, le détenteur et le potentiel acquéreur chercheront tous deux à bénéficier de la meilleure valeur d’un produit, rechercher le meilleur pour soi ne peut que forcer les agents à adopter de semblables comportements, ainsi l’un penchera pour favoriser la baisse de la valeur estimée, exigée du produit alors que l’autre aura plutôt tendance à favoriser son augmentation. La négociation des agents animés par la même logique favorisera l’émergence du rapport de force dont l’issue, dont la conclusion dans la confrontation sera l’adoption ou non d’une valeur arrêtée qui favorisera la transaction afin de garantir aux deux agents le soupçon d’une certaine satisfaction. Dans tous les cas, les deux agents n’en sortiront qu’avec une partielle ou une relative satisfaction.
On comprend à quel point il peut être tentant de se procurer l’objet sujet de la convoitise ou de l’attention, ou de s’en séparer, sans en passer par les cases négociations et transactions.
Partant de là, on peut imaginer absolument tous les débordements, toutes les stratégies adoptées afin de satisfaire le besoin naturel des agents à tenter de satisfaire leurs intérêts respectifs et divergents, à tenter de tirer profit, de bénéficier, d’en sortir gagnants.
L’émergence de l’Internet à tel moment, dans telle société n’est ni prévisible ni même prédéterminé mais tout ne peut que concourir à l’émergence – peu nous importe en vérité ou et quand – d’une telle technologie sachant que la tendance naturelle à se reproduire, à se répliquer, à favoriser la variété et la multiplicité va favoriser la fréquence des interactions qui à son tour va forcer l’accélération des transformations et donc de l’évolution.
Si peu relève en réalité de notre pouvoir, notre développement, aussi actif et volontariste nous apparaît t’il n’est que la conséquence de quelques prédispositions simplistes et fondamentales auxquelles, à priori librement, nous obéissons. Si les tribus isolées et relativement protégées des rencontres avec d’autres tribus et des individus qui se sont développés plus rapidement du fait du degrés atteint sur la fréquence des interactions qui les ont contraints à accélérer l’adoption des transformations d’après une logique semblable à la course aux armements, ne se sont pas développées aussi rapidement, c’est précisément parce qu’elles n’ont pas été confronté à cette fréquence d’inter influences qui, si elles avaient été rencontré, les auraient contraint à trouver des solutions adaptées aux problèmes rencontrés et l’évolution convergente, qu’elle soit naturelle ou culturelle, nous apprend à quel point la confrontation à de semblables problèmes peut amener à adopter de semblables solutions pour des logiques ou des stratégies développementales à priori indépendantes et relativement isolées ou protégées de l’influence possible d’un développement préalablement tenté, proposé indépendamment et duquel une telle stratégie aurait puisé son inspiration. Une absence d’inspiration puisée dans des essais concluants assez confondante pour qui est capable d’en juger de façon postérieure, désintéressée et détachée.
Balayer d’un revers de la main les tribus inadaptées aux exigences de la vie moderne, les asservir pour les exploiter ou les parquer pour en faire des sujets de curiosité ne relève pas davantage de notre pouvoir.
C’est pour cette raison que je dis qu’il est idiot de se comporter comme un animal supérieur dont toute la responsabilité de la supériorité lui reviendrait alors qu’il faut nécessairement pour se développer et ainsi jouer le jeu de la logique semblable à la course aux armements – logique dont la cause nous dépasse totalement, dont la destination nous échappe partiellement - être doté d’un potentiel de départ, potentiel dont la responsabilité ne relève en aucune façon du pouvoir du sujet à se l’auto attribuer, et bien entendu ensuite à favoriser – ce qu’encore une fois nous faisons à notre dépend – la réplication et la multiplication des entités qui ensuite et naturellement favoriseront la fréquence des interactions qui à son tour forcera l’accélération des transformations et donc de l’évolution.
Je ne vois rien de grand ou de glorieux dans la servilité maladive à jouer lamentablement et si pitoyablement un jeu consistant à tenter de s’élever au détriment.
Ni rien d’intelligent à tenter de se débarrasser du sentiment de culpabilité dont nous sommes lestés contre notre gré alors qu’un tel exercice ne peut que nous contraindre à adopter des comportements tels que l’hypocrisie, la perversion et les compromis plutôt qu’à véritablement refuser d’infliger culturellement à l’autre ce que nous sommes naturellement si réticents à l’idée de nous voir infligé.
La règle fondamentale consistera dans l’obligation à se reproduire, à se dupliquer, à générer directement ou indirectement, volontairement ou involontairement, - de façon subie comme sont subies par l’entropie les erreurs de copies ou de réplication de l’ADN ( des erreurs qui favoriseront la différenciation alors qu’un tel résultat, qu’une telle dérive n’était en aucune façon l’effet recherché ), de façon choisie comme est choisie la reproduction sexuée qui, faut t’il le rappeler, à fait l’objet d’une sélection préalable et qui favorise la variation des propositions génétiques - la variété et la multiplicité.
La variété et la multiplicité, qui ne sont en aucune façon des propositions ( si la reproduction sexuée a été sélectionné, c’est naturellement en amont soit au dépend de la consultation préalable des sujets et nous nous reproduisons par reproduction sexuée en dépit de notre consentement ou de notre acceptation pour le faire ), couplée à l’obligation consistant à se répandre soit à tenter de se développer autant qu’il est possible de l’envisager – ce qui impliquera la spéciation, l’abandon de l’inter fécondité puis la relative différenciation des stratégies adaptatives adoptées – elle même couplée au devoir à la supériorité se chargera de contraindre les entités à favoriser, à entretenir les interactions.
Rien n’oblige directement les entités interdépendantes et pourtant divisées et séparées – nous sommes des individualités distinguées dont l’épanouissement et le développement personnel sont indispensables, des entités singulières contraintes et poussées par la nécessité à vivre paradoxalement en communauté - à favoriser les associations d’intérêts et l’émergence d’une logique allant vers toujours plus de complexité mais tout suggère de façon subtile et formelle, s’il en est, - tout pousse à…tout contraint sans avoir l’air d’y toucher mais d’une façon plus que certaine s’il en est - que les interférences, que les interactions forcées favoriseront avec une certaine certitude l’apparition de stratégies associatives et intéressées qui, finalement et indirectement, favoriseront l’émergence de la logique allant vers toujours plus d’adaptation et donc, majoritairement, - puisqu’un telle évolution favorisera son porteur et lui permettra de conquérir des espaces qu’il n’aurait jamais pu, au préalable, envisager d’explorer - vers toujours plus de complexité.
Rien n’est écrit, envisagé ou programmé à l’avance concernant la trajectoire des entités distinguées mais tout devient – tout tente en permanence d’atteindre un certain objectif conditionné, un objectif qui se refuse, qui s’obstine à buter sur l’impitoyable contrariété et de fait tout se maintient et tout s’entretient puis à la force des confrontations retentées, répétées avec ardeur, à intervalles plus ou moins réguliers, tout fini par se transformer, tout fini par saisir l’opportunité de devenir ce qu’il est conditionné pour tenter d’atteindre et quand il le peut, quand toutes les conditions sont réunies pour favoriser un tel développement alors tout va, tout envahit, tout se transforme, tout devient - ce que tout ne peut guère que devenir à l’échelle de la généralité.
Dans un système ou les éléments fondamentaux sont préalablement divisés, individuellement limités et forcément contraints par extension à entretenir à divers degrés des rapports d’interdépendance, ce qui implique qu’ils soient à la fois unis et paradoxalement et complémentairement séparés, la variété requise sera une stratégie dont l’émergence ne pourra qu’être adoptée pour favoriser et répondre aux sollicitations, soit aux interactions obligées.
La variété requise couplée au devoir à la supériorité favorisera les confrontations et des confrontations ressortiront l’histoire des poupées soit l’histoire de l’évolution.
La liberté ne consiste qu’à faire le choix que l’on pense désirer – sans subire la moindre pression ou l’influence d’une quelconque sollicitation – parmi la multiplicité des choix envisageables et possibles alors que le conditionnement fondamental qui pousse le sujet à choisir parmi de telles opportunités, à en écarter certaines autres en fonction – à priori librement et volontairement – ne relève en aucune façon d’une sollicitation ou d’une préalable proposition.
De plus et bien entendu de tels choix seront toujours motivés par de multiples raisons qui échapperont plus ou moins partiellement ou totalement à la possibilité de faire preuve de discernement du sujet qui pensera pourtant avoir fait son choix librement, sans subire la moindre influence endogène ou exogène, des milieux ou des individus composant naturellement les environnements.
Si le sujet peut effectivement motiver la diffusion de certaines substances physico-chimiques du fait qu’il est un vecteur actif, réceptif et informatif des situations et des interactions ayant cours et pouvant avoir cours dans les environnements, c’est bien la diffusion naturellement autonome de ces dernières – des substances qui habituellement sont diffusées en vertu d’un équilibre ou d’un déséquilibre qui échappe totalement au contrôle ou au discernement du sujet – qui impliquera les états mentaux qui à leur tour influenceront fortement les comportements postérieurement adoptés par ce dernier.
Des conditionnements fondamentaux aux activités inhérentes à l'exercice du vivant II
Je partage évidemment le point de vue des individus constatant qu’il existe des positions plus tenables ou plus confortables à tenir que d’autres. Seulement, aussi évident soit t’il, je ne perds absolument pas de vue que c’est précisément l’évidence qu’il existe des positions plus enviables que d’autres qui pousseront les sujets à tenter d’occuper ou d’atteindre de telles positions. Chacun est animé par le fait qu’il recherche à être épargné, à occuper une bonne ou voir la meilleure des positions. Ainsi, qu’ils en soient placés à la meilleure ou à la pire des extrémités, chacun aura conforté le principe qui ne peut que générer l’émergence - à certains degrés - de l’inconfort et naturellement celle de l’insatisfaction.
Celui qui subit l’inconfort que génère le système est également celui qui cherchait à en profiter. Comme je l’ai déjà dit, être vivant et c’est déjà incompatible avec le désir ou la volonté d’être ou de rester innocent. Chacun d’entre nous est conditionné pour tenter de fuir l’inconfort, rechercher le meilleur pour soi amorce le terrain en dolines du pire pour les autres, à savoir que la stratégie gagnants/ gagnants ne peut concerner que certains sujets - la plupart du temps des associations d’intérêts partagés plutôt que des intérêts définitivement perdus ou diminués pour tous les agents concernés, une affaire de compromis, c’est ce que font la plupart des commerçants concurrents en s’accordant sur certains prix de vente afin d’éviter d’entrer dans une stratégie antagoniste ou chacun des participants intéressés devrait assumer la probabilité de pouvoir tout perdre comparable en proportion à celle de pouvoir tout gagner, ainsi les anciens concurrents auront plus à gagner en refusant d’assumer la possibilité de tout perdre, en acceptant par extension l’association de circonstance, association motivée par le devoir consistant à maximiser la pérennité des ses intérêts, plutôt qu’en faisant le choix risqué de la refuser sachant que la probabilité comparable de tout perdre ou de tout emporter impliquera une prise de risque plus que difficile à assumer – au détriment de certains autres qui seront définitivement écartés de la possibilité de bénéficier des bienfaits que n’auraient pas manqué de procurer une telle association. Ce type d’exemple est comparable à ceux qu’ont peut trouver dans la théorie des jeux. Le consommateur a tout à gagner de la concurrence acharnée que se livreront les commerçants alors qu’une telle concurrence sera productive d’un certain inconfort pour les commerçants qui ne parviendront pas à sortir gagnants d’une telle stratégie et dont les grands perdants, soit les plus faibles seront impitoyablement écartés.
La liberté des uns nuit au désir de liberté des autres, c’est ainsi, dès l’instant que nous sommes innombrables et que le nombre, que la masse est conditionnée pour atteindre un même objectif, en l’occurrence rechercher le meilleur pour soi, le plus valorisant, le moins contraignant, les sujets innombrables et variés seront en concurrence pour tenter de satisfaire au mieux leurs seuls intérêts.
Le meilleur pour soi, éventuellement pour les siens, le pire à la charge des autres, au pire à la charge de tous.
Il n’est pas difficile d’imaginer à quel point, quand bien même les ressources seraient suffisamment abondantes pour tout un chacun, nous nous disputerions encore l’attribution des parts les plus fructueuses en matière de qualité, d’intéressement, de valorisation ou encore de rendement. Dès l’instant que l’attrait est similaire et fortement convergent, dès l’instant que l’orientation est portée sur un même objet de désir qui portera sur lui le poids d’innombrables convoitises, ayant pour lui seul absolument toutes les attentions, les classements en fonction de l’importance et les inégalités ne peuvent qu’émerger. Si on ajoute à cela des inégalités pour parvenir à tenter de s’approprier ces objets de désirs sujets de toutes les attentions alors on peut conjecturer sur les conséquences qui ne pourront qu’advenir sans véritablement pouvoir se tromper sur la direction que prendra l’orientation de telles interactions obligées.
C’est la raison pour laquelle nous serions incapables d’organiser les rapports sociaux sans faire la part belle à la loi du plus fort autrement qu’en adoptant la législation restrictive, normative et contraignante, synonyme de frustrations.
Naturellement, les plus forts ou les plus rusés imposeraient leurs lois au détriment des plus faibles, des moins bien armés. Culturellement, les plus puissants imposent leur point de vue aux moins puissants et la justice – censée défendre et représenter les valeurs de l’équité – penchera toujours du côté ou la puissance et l’influence qui lui est toujours associée parviendra à l’orienter.
Le fonctionnement de la justice est absolument sidérant et majoritairement – indifféremment des pays " sous développés " ou prétendument développés dans lesquels elle officie – elle ne fait que favoriser les privilégiés et accablés davantage encore les moins puissants qui seront impitoyablement et injustement sanctionnés.
La palme de l’hypocrisie revenant encore une fois aux états unifiés par intérêts – je gage que le jour ou les états parmi ces derniers qui auront plus à perdre qu’à gagner dans l’union fédérale aujourd’hui encore intéressante et intéressée ( l’union fait la force et l’usage de la force impose toujours par la peur et la dissuasion qu’elle implique le respect ) ne perdront pas un instant pour proclamer leur indépendance - ou le plus coupable des vrais abominables peut échapper à la sanction de la procédure judiciaire en s’acquittant du montant exorbitant de la caution exigé pour, de façon normative, l’en dispenser, et ou le moins coupable des jugés abominables peut être en dépit de son innocence démontrée définitivement rejeté de la plus normative des sociétés.
Le degrés atteint sur l’échelle des exigences et de retenues en matière de normes sociales adoptées des sociétés pour la forme est parlant concernant la sévérité et l’aberration des rapports de force qui structurent fondamentalement son fond.
Plus un individu est vilain dans son fond et plus il est contraint d’en atténuer l’évidence sur la forme en utilisant toutes les stratégies possibles et variées afin d’en compenser l’hostilité et la répulsion.
Redistribuer les richesses pour compenser les inégalités que la production des richesses aura engendré est d’une absurdité absolue. D’une part un tel comportement aura tendance à frustrer, à décourager et donc à pousser à la fuite, à tricher les actifs sélectionnés qui rechigneront à partager leurs gains avec le personnel inactif, jugé inutile, parasitaire, profiteur et écarté. D’autre part un tel comportement ne manquera pas d’humilier les volontaires à la participation qui auront été mis à l’écart puisque jugé incompétents, inutiles, inintéressants et condamnés à vivre au milieu de l’opulence sans pouvoir en aucune façon participer à sa création, sans pouvoir davantage en profiter en aucune façon.
D’ailleurs et en réalité, la redistribution des richesses ou des minima sociaux ne concerne que les individus qui seront susceptibles de rembourser l’investissement attendant son retour sur investissement de la société, ce qui implique d’en écarter définitivement ceux qui seront jugés irrécupérables et inadaptés – non rentables en vérité, c’est à dire incapables de rembourser l’investissement sociétal, que ce soit pour des raisons naturelles ou culturelles - aux exigences et aux besoins de la société alors qu’il n’existe aucun choix de société alternative et qu’à ce titre, chacun est contraint de participer gentiment à la puterie, contre son gré, ce qui est embêtant quand un tel fonctionnement est susceptible de favoriser l’émergence de l’indignation ou pour la contrer, à opter pour l’adoption de l’hypocrisie, des compromis et naturellement de la perversion.
La grande majorité des vrais indignés a tellement penché du meilleur côté qu’elle n’est plus ici pour en témoigner.
Le défi ne consisterait t’il pas à tenter d’organiser la production – autrement qu’en visant la création d’une valeur ajoutée - sans frustrer les uns et sans humilier les autres ? Pourquoi feindre de réparer si nous parvenons à nous abstenir de nuire, de détruire, de sélectionner ?
Mais une telle conception organisationnelle et développementale des rapports sociaux – révolutionnaire, participative et volontariste s’il en est – est t’elle seulement à notre portée ?
Nul aujourd’hui ne peut ignorer à quel point la sélection culturelle est à l’œuvre dans la grande majorité des comportements que nous adoptons. La discrimination, quelle que soit sa raison, sa motivation, sa destination, n’est que le revêtement culturel d’une tendance naturelle consistant à tenter d’anéantir, d’éliminer, d’écarter ce qui est jugé nuisible, nauséabond, indésirable, inutile, inférieur ou dépassé.
Tout est filtré et tout passe dans les filets sélectifs et purificateurs de la sélection. Exiger un certain niveau d’exigence pour ensuite sélectionner ou écarter en fonction ce qui est jugé inapte à l’appartenance ne peut qu’amener une partie non négligeable du personnel contraint et forcé à subire une telle discrimination.
Les victimes de la sélection culturelle sont aussi nombreuses en proportion que les victimes de la sélection naturelle mais aucune entité n’a préalablement choisie d’être et d’avoir à défendre un potentiel de départ en forme d’ingratitude et d’aberration.
Punir le sujet qui subit l’aberration revient à lui infliger une double peine – une double peine dont l’affront fera l’objet d’une résurgence comparable en proportion et dont la société, hypocrite et cachée s’il en est, déplorera les effets dont elle se protègera, dont elle refusera d’en accepter la partielle responsabilité en accusant bâtardement les actes gratuits - alors que lui infliger une telle peine ne relève en aucune façon d’un comportement volontaire mais bien davantage de l’exécution à priori libre, responsable et volontaire d’une fâcheuse et naturelle prédisposition.
Rien ni personne n’éprouve naturellement une attirance pour ce qui est laid, inutile, nauséabond, répugnant et potentiellement dévalorisant.
C’est pour cette raison que j’invite gagnants potentiels – tous les gagnants d’un jour ou d’une vie finiront perdants et s’il existe en effet des positions plus supportables que d’autres, des places de privilégiés, aucun privilège, aucun parcours de faveur ne saurait contenter la tendance à l’insatiabilité des sujets poussés à rester insatisfaits et aucun d’entre eux ne verra dans son rappel au néant un événement merveilleux ou le prétexte à son ultime épanouissement sinon ceux qui, précisément, se raconteront des histoires pour ne pas sombrer – et perdants à refuser de jouer un tel jeu alors que ce dernier ne peut absolument pas mener Homo Sapiens là ou il prétend pourtant aspirer aller. Pire que cela, jouer un tel jeu ne peut que favoriser la reproduction de semblables comportements, à contenter lentement mais sûrement les appétits tourmentés de sa propre insatisfaction alors que nous en redoutons paradoxalement la sévérité pour nous même, pour les nôtres. Une sévérité que nous encourageons, que nous produisons d’un côté et dont nous déplorons de l’autre les effets, du moins quand ils nous touchent plus ou moins directement.
Mettre à l’écart et rejeter de telles propositions inadaptées, aberrantes n’est que la trahison d’une tendance naturelle se pratiquant en dépit de l’émergence de l’empathie, de l’éthique et de la morale qui en découleront.
Il n’y a rien à faire, d’un côté il y a les aspirations fortement suggérées par l’émergence embarrassante et involontaire de l’empathie – je rappelle que la capacité à percevoir dans la souffrance de l’autre celle que nous tentons de nous épargner et que nous nous épargnons par avance d’une certaine façon en portant assistance à nos semblables concernés comme nous aimerions être assisté en pareilles circonstances ne relève en aucune façon d’une stratégie adoptée culturellement par le sujet mais bien de la conséquence de l’action en amont des neurones miroirs dont nous subissons les effets puisqu’il serait dans l’intérêt de chacun d’entre nous d’ignorer à quel point nous pouvons être profondément affectés par la souffrance, l’usage de l’hypocrisie, de l’abstraction et du refoulement n’en sont que les suintements acerbes de transition - qui impliqueront la tendance à tendre vers l’adoption de l’humanisme, de la morale et du respect d’autrui, de ses différences, sans classer celles-ci par hiérarchies en fonction du degrés ou du niveau d’importance, de l’autre il y a le principe de réalité qui contraint à défendre et à protéger ce qui doit s’élever au détriment, un principe qui favorisera les classements et les hiérarchies, un principe qui aura tendance à rejeter ou à mettre de côté les idées appelant l’universalisme, l’égalitarisme, la morale, le respect ou l’empathie.
Un exemple flagrant, celui de l’immigration subie et choisie. D’un côté il y a la tendance consistant à refuser d’infliger à l’autre ce que nous ne voudrions nous voir infliger, la tendance appelant Homo Sapiens à tendre vers l’adoption de l’Humanisme, à devenir Humain en atteignant la notion d’Humanité, de l’autre il y a l’obligation consistant à tenter de préserver le confort qui ne peut se construire qu’au détriment des indésirables – des indésirables qui en menaceraient l’émergence et naturellement la stabilité - et donc d’une telle aspiration et par extension d’une telle adoption, ce qui implique de rester à tout jamais lié, enchaîné aux exigences de l’instinct de survie, au devoir à la supériorité qui implique l’émergence des classements et des hiérarchies, ce qui implique l’évidence et la reconnaissance de sa servitude incompatible avec le devoir consistant à vanter la responsabilité individuelle, l’autodétermination et la liberté, une servitude culturellement et abusivement associée à la nature ou à l’animalité – d’où la détestation et le mépris qui à leur égard sont de toute part adressées – alors que l’émergence de telles comportements hostiles envers la nature, envers l’animalité sont préalablement originaire du développement préalable de celles-ci.
Nous savons de quel côté nous penchons encore aujourd’hui. Tant que nous cautionnerons la logique fondamentale consistant à s’élever au détriment, à favoriser l’émergence des privilèges et donc des privilégiés – alors que tout un chacun aspire à devenir un privilégié - nous favoriserons la reproduction de semblables comportements. Des comportements qui parfois et très sincèrement par ailleurs nous indigneront alors que nous serons plus ou moins directement impliqués ou concernés par l’émergence de l’atrocité qui sera à l’origine de notre sincérité dans l’indignation.
De la même façon nous payons tous les jours les frais de la logique consistant à produire avec pour seul objectif celui consistant à tenter de maximiser les bénéfices – ce qui implique de favoriser la production de mauvaise qualité, nocive à tous niveaux et plus encore à tous degrés – alors que nous prétendons exiger des entrepreneurs et des sociétés qu’ils soient respectueux des environnements, des normes sociales et des individus composant la société. Une telle exigence ne peut être respectée sans la peur de la punition puisque le précepte fondamental consistant à dégager du bénéfice ne peut que pousser à favoriser l’adoption de comportements anti-respectueux, antisociaux, aux antipodes de la possibilité d’atteindre un jour la notion d’Humanité.
La peur axiomatique et pourtant irrationnelle de la sanction qu’est la mort nous contraint à respecter ce qu’exige de nous autres la vie, la peur de la sanction nous contraint à respecter les normes sociales qui protégent les intérêts des individus composant la société mais d’un côté comme de l’autre, le respect de la vie et des normes sociales ne peut rien peser au regard du poids qu’à dans la balance de l’équité le devoir consistant à tirer bénéfice des autres formes d’énergies.
S’il y a bien une logique consistant à favoriser l’émergence du respect des autres formes d’énergies, il y a bien un devoir consistant à tirer bénéfice pour sa propre survie de ces mêmes autres formes d’énergies.
Que peut peser l’empathie au regard de la peur de la sanction qu’est la mort – notre appréhension perçue dans l’appréhension des autres favorise le respect des autres formes de vies - et qui exige de nous autre que nous tentions de rester en vie alors qu’un tel devoir si coercitivement suggéré exige par ailleurs de nous autres que nous nuisions à tout ou partie des autres formes de vie pour notre propre survie?
D’où la justification de mon interrogation suivante :
Notre liberté ne consiste t’elle pas à tenter de justifier nos pauvres égarements soit la majorité de nos pitoyables comportements ? A tenter d’excuser l’inexcusable ? Nous nous pensons responsables des conséquences des comportements que nous adoptons par contraintes, par nécessités et par intérêts et puisque nous ne pouvons pas assumer ouvertement la responsabilité de ces derniers – des comportements que nous sommes pourtant contraints d’adopter - nous tentons de nous délester, par toutes les stratégies possibles et variées, du sentiment de culpabilité qui lui est associé, accablant et insupportable s’il en est, et dont nous sommes dotés, naturellement, contre notre gré.
Quelle instance exige de nous que nous soyons excusables ? Le déprédateur qui, pour survivre et satisfaire certains besoins plus ou moins fondamentaux doit tirer bénéfices des ressources énergétiques ou économiques dont sont potentiellement dotés les entités fatalement amenées à devenir ses proies est il individuellement un abominable ou ne fait t’il qu’obéir à certains devoirs dont il n’est pas roi ? Doit t’il s’excuser de commettre l’abominable ? Et pour quelle raison d’ailleurs l’émergence du jugement de l’abominable ?
Qu’en serait t’il si un tel déprédateur devait continuer à se comporter de la sorte pour survivre et si, de l’autre côté une instance exigeait de lui de la retenue, de la mesure soit de la morale, du respect et de l’empathie ?
On voit qu’il y a quelque part du foutage de gueule, de l’inadmissible, de la cruauté dans les exigences et dans le paradoxe un degré qui gratte l’inacceptable.
C’est pourtant la contrariété de ces deux logiques à la fois antinomiques, complémentaires et contradictoires qui, couplée à l’obligation consistant à générer la reproduction et la multiplicité, à l’obligation consistant à favoriser la variété des propositions par le jeu de la dérive et des plus ou moins hasardeuses mutations impitoyablement corrigées ensuite par le tri sélectif pratiqué dans les filets discriminatoires et purificateurs s’il en est de la sélection involontaire et de l’anisogamie, favorisera ou forcera le progrès, l’innovation, les interactions et finalement ce que bêtement et servilement nous ne pourrons que percevoir et assimiler à la conception d’évolution.
Il suffit de remplacer ou de comprendre à quel point la logique naturelle consistant à tirer bénéfice des autres formes d’énergies est à l’origine du précepte premier du capitalisme. L’énergie des autres étant devenue sa capacité participative, utilitaire ou intégrative, la puissance ou le potentiel d’achat symbolisée par la valeur monétaire, une puissance dont les sollicitations testeront et valideront la résistance de toute part afin de favoriser l’élimination – fut t’elle innassumable et remplacée par son option symbolique afin de préserver la société du sentiment de culpabilité associé à la pratique pourtant forcée de tels inhumains comportements - des plus faibles et le maintien à leurs postes et dans leur fonction – avant leur disparition – des individus ou des regroupements d’individus les plus résistants, soit les plus forts, les capables à surmonter les difficultés sélectives chargées de faire le tri, de choisir et donc d’écarter et de purifier.
Une telle servitude à la purification, au maintien du niveau d’exigence et une telle ardeur dans la fréquence indéfiniment répétée des sollicitations n’est absolument pas volontaire bien que nous en exécutions les plus inhumaines activités inhérentes en connaissances des conséquences directement engendrées et infligées, quand bien même nous sommes parvenus à nous débarrasser du sentiment de culpabilité – et donc du poids pesant et embarrassant de l’empathie - en légitimant ces comportements les plus inhumains, que nous sommes pourtant et subtilement contraints d’adopter, avec l’obligation consistant à en assumer la responsabilité puisque nous sommes axiomatiquement convaincus d’agir volontairement en connaissances des désagréments engendrées avec pour seules directives notre raison et notre évidente liberté de pouvoir choisir notre orientation…ce qui favorisera l’émergence de l’hypocrisie, de la perversion et des compromis. Tout sera bon pourvu que les responsabilités puissent être assimilés au comportements détestables de quelques affreux égarés, pourvu que les responsabilités puissent être déléguées, limitées, partagées, transférées au point qu’on en puisse plus distinguer l’origine fondamentale alors que la cause élémentaire de leur émergence est elle même une conséquence d’interférences forcées, préalables et rétroactives, sans origine première sinon celle d’une certaine fatalité, sans début et sans fin sinon celle que constitue le devoir – en fait la possibilité mais ce qui peut est conforme à ce qui doit - qu’ont à se préserver, à se régénérer, à se recommencer éternellement, incessamment les boucles de rétroactions que forment les multiples formes d’énergies.
Impitoyables humains pratiquant à l’unanimité – de façon plus ou moins désinformée - l’inhumanité ! Qui ne paie pas, qui ne peut plus assumer l’ardeur et la fréquence des abominables et sélectives sollicitations ne doit plus être habilité à jouer, qui n’est pas ou plus doté des armes indispensables pour jouer est impitoyablement puni, disqualifié, sanctionné et définitivement écarté. Le système est impitoyable mais c’est ce système qui nous garantie l’émergence du confort, de la prospérité, du progrès. Comment choisir entre le pire et le meilleur alors que c’est l’adoption du pire qui seule peut nous garantir le confort, la prospérité alors que nous sommes par ailleurs conditionné pour tenter de nous arroger la garantie éternelle d’un tel confort. La tentation est forte de revêtir le pire de l’habit trompeur du meilleur afin de compenser – par l’adoption de la perversion – notre impossibilité à pencher réellement du bon côté. Mais que faisons nous en tentant de nous proprement tromper ? Nous ne faisons que jouer un jeu auquel nous sommes indirectement contraints de jouer.
Je suis abominable donc je suis. Mais en réalité chacun d’entre nous sait pertinemment d’où il vient et nul n’est dupe à un point qu’il pourrait définitivement oublier qu’il s’est menti, qu’il a triché pour supporter et réconcilier ses aspirations – dont l’émergence est directement imputable à l’empathie - avec la réalité qui exige d’aller à l’encontre du respect, de la morale et de l’empathie.
Je triche donc je suis. Et le poids du mensonge ne manquera pas d’ajouter de la densité à la sévérité dont ne peut que se revêtir la réalité pourtant absente pour s’authentifier.
On peut se demander avec une certaine légitimité pourquoi nous dépendons tellement des financements pour appréhender l’organisation sociale et son développement alors que la richesse, que la valeur monétaire – dont l’existence est relativement symbolique - n’intervient ou ne participe en rien dans la réalisation des activités humaines. Elle n’est qu’un moteur nécessaire pour permettre ou forcer d’une certaine façon les tendances divergentes mais intéressées à œuvrer dans le même sens par contraintes, par intérêts, par nécessités.
La réponse est pourtant si simple, nous ne faisons ou n’entreprenons absolument rien qui ne nous soit profitable à certains degrés, ou rien que nous ne soyons préalablement contraints de faire.
Qu’elle soit matérialisée ou non, l’attraction pour la monnaie n’est pas à l’origine du problème mais elle est une conséquence parmi tant d’autres de certaines et naturelles prédispositions.
La monnaie représente une certaine puissance, un certain pouvoir de faire des choix, de s’affranchir de certaines contraintes naturelles et culturelles, de certaines obligations inhérentes à la condition en forçant normativement l’obéissance et la subordination.
En fonction de sa valeur symboliquement reconnue par tous en terme de puissance, elle ouvrira les portes de l’accès restreint à la satisfaction de certains besoins, puis encore à l’assouvissement de certains désirs alors que de telles portes resteront fermées – quelle beauté que celle d’interdire symboliquement la consommation ou la satisfaction de besoins plus ou moins fondamentaux dont les ressources ou les produits pour les assouvir ( alors qu’il est un devoir de tenter de les assouvir, drôle de degré que celui atteint sur l’échelle de la cruauté ) sont visibles, accessibles, à disposition de la convoitise de celles et ceux qui en sont privés puisque l’accès est réservé à ceux qui, seuls, ont l’accréditation indispensable afin d’en pouvoir bénéficier – au personnel qui ne sera pas parvenu à obtenir le passeport qui seul ouvrira l’accès au besoin consistant à satisfaire sa convoitise, à rechercher la satisfaction du devoir consistant à défendre l’exigence de la survie, avec ce qu’une telle exigence peut impliquer en terme de renoncements et de compromis.
Mais la monnaie n’est pas à l’origine du conditionnement qui, subtilement, ne peut qu’aboutir à forcer son émergence. Rechercher le meilleur pour soi et le devoir à la supériorité, parmi tant d’autres obligations, se chargeront de forcer les sujets à rechercher la reconnaissance, le pouvoir et la distinction.
Qui oserait affirmer qu’il prendrait un malin plaisir à vivre les pires expériences pour donner à la vie tout son crédit ?
Qui en vertu du fait qu’il vendrait ou louerait un service ou un produit accepterait de ne pas être payé en retour de ce besoin de bénéficier, de tirer profit ?
Qui pourrait refuser d’admettre que même doté du soutien du discernement qui lui permettrait de refuser d’être méprisant, il n’en resterait qu’un individu conditionné à rechercher pour lui ce qui est intéressant ou valorisant, ce qui impliquerait indirectement de continuer à ne trouver aucun intérêt à discuter ou partager des moments essentiels avec un individu qu’il jugerait naturellement et culturellement inintéressant ?
Aucun individu normalement constitué, très probablement, bien que " normalement constitué " ne veuille absolument rien dire au regard des mutations qui favoriseront ou défavoriseront leurs porteurs en fonction ; disons alors aucun individu normalement asservi aux exigences de certaines activités inhérentes à l’exercice de la vie impliquant naturellement les interactions et c’est la raison pour laquelle je prétends qu’il faut refuser de jouer à un jeu duquel nous finirons tous par devenir les victimes… punis et trompés. Tremblez !
Il faudrait naturellement pour cela réorganiser la distribution du travail et dépasser la législation qui ne fait que trahir la vraie nature de nos relations soit masquer la sévérité des rapports de forces et de subordinations qui seuls, autorisent et permettent l’apparente paisibilité ou la relative civilité de nos relations pourtant tumultueuses, discriminatoires et sélectives, c’est à dire barbares et intéressées.
